L'eau en bouteille plastique menace t-elle la sexualité des hommes ?Une étude* allemande révèle que l'eau contenue dans les bouteilles d'eau contient deux fois plus d'hormones que celle du robinet ou des bouteilles en verres. En cause : le plastique des bouteilles, qui contient du polyéthylène téréphthalate (PET), libère des perturbateurs endocriniens dont les effets pourraient altérer la sexualité des hommes. Si les effets à très faible dose du PET sont mal connus, ils sont soupçonnés de modifier chez l'homme les fonctions sexuelles et reproductrices.
Cette étude reprise par le quotidien Le Figaro daté du mardi 21 avril, a été réalisée à partir de vingt emballages en plastiques d'eaux minérales vendues en Allemagne. Pour mettre en évidence l'activité hormonale du plastique, les chercheurs ont utilisé des petits escargots d'eau douce. Après deux mois passés dans l'eau provenant de bouteilles en plastiques, les escargots ont eu deux fois plus de petits à cause du taux élevé d'hormones contenues dans les bouteilles en plastiques.
"Un défaut d'informations sur les emballages alimentaires"
L'étude a déclenché de vives protestations de la part des industriels des plastiques alimentaires. Mais pour l'organisme allemand chargé de l'évaluation du risque, les résultats de cette étude ne permettent pas de conclure à un risque pour la santé indique le Figaro. Toutefois, "le travail des deux toxicologues allemand est sérieux et intéressant" a affirmé René Habert, professeur à l'université Paris VII cité dans Le Figaro qui a également noté "un défaut d'informations sur les emballages alimentaires" dont "on n'arrive pas à connaître la composition". En France, si un français sur deux boit de l'eau en bouteille au moins une fois par semaine, la consommation est en baisse. En cinq ans, la consommation d'eau en bouteille est passée de 6,2 milliards à 5,54 milliard d'unités en 2008.
(*) Etude réalisée par MARTIN Wagner et Jörg Oehlman, de l'université Goethe de Francfort, publiée dans la revue Environnemental Science and Pollution Research.
Source :
La Pharmacie